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« Esprit du mur » : la nouvelle exposition au Centre Camille Claudel

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Cette exposition est consacrée à un couple d’artistes franco-allemand : Cherif et Geza Zerdoumi. On devrait plutôt parler de duo ou de binôme car leur travail est vraiment à quatre mains et rien ne distingue l’un de l’autre dans leurs œuvres. Ils signent KRM, et comme ils l’expliquent eux-mêmes, ce sigle ne veut rien dire sinon qu’il est leur signature.

Cherif Zerdoumi, après avoir ouvert une galerie d’antiquité et fréquenté des ateliers d’artistes, s’est installé dans une usine désaffectée près de Castres et s’est lancé dans la création de tableaux reliefs, proches de l’art brut et du graffiti.

Geza Jäger est allemande, elle a beaucoup voyagé et fréquenté des écoles d’art et d’architecture. Elle a participé à Berlin au projet de fondation de l’École du Louvre de Berlin.

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Cherif et Geza se rencontrent au Salon des indépendants de Paris en 2002 puis produisent une immense fresque sur le mur de Berlin. C’est le début de KRM et de l’Esprit du mur.

Ils créent alors dans leur usine de Castres des tableaux qui utilisent le langage des murs de nos cités : graffitis, tags, morceaux d’affiches etc.

Suite à un voyage au Maroc et un arrêt à Tarfaya ils développent un nouveau concept de tableaux utilisant des débris de tentes de nomades et de vêtements.

Cette exposition montre donc les deux facettes de leur travail : des représentations de morceaux de murs et des œuvres textiles. Pour ma part j’ai été très touché par les tableaux, moins convaincu par les œuvres textiles, d’autant plus qu’y sont rajoutées de petites figurines en résine dont je n’ai pas bien saisi l’intérêt.

Les deux artistes étaient présents au vernissage et ont présenté leur travail avec simplicité et émotion. Comme nous étions loin du verbiage pseudo intellectuel des critiques d’art !

Ne lisez pas les textes présentés, tout juste bons à donner la migraine mais profitez juste des œuvres.
Cette exposition est vraiment très touchante et mérite d’être vue. Un seul regret : la salle est un peu petite pour la taille des tableaux et le nombre d’œuvres exposées.

Elle a lieu jusqu’au 22 juillet.

Laurent TEITGEN

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