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Clermont-Ferrand, mauvaise élève pour la marche à pied

Marche à pied à Clermont-Ferrand

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Le baromètre des villes marchables a publié ses résultats pour 2021. La ville de Clermont-Ferrand se voit attribuer la note globale de 8,34/20 avec un effort de la ville évalué à 6,28/20. Malgré tous ses avantages, la marche à pied semble être la grande oubliée de la politique municipale, pour ne pas dire, la mal-aimée.

« Pour chaque problème il y a une solution qui est simple, claire et fausse ». Cette mise en garde de H.L Mencken a vocation à s’appliquer à beaucoup de domaines dans notre monde complexe. A commencer par la mobilité où l’idéologie prévaut parfois, pour ne pas dire souvent, sur la rationalité. Les tenants d’une ville apaisée et les écolos radicaux (qui sont parfois les mêmes) affirment ainsi avoir trouvé la martingale magique en boutant la voiture hors de la ville au profit du vélo et des transports en commun. Un choix qui gomme volontairement le fait que le premier moyen de déplacement après la voiture, le plus économique et le plus sain, c’est la marche à pied.

La marche à pied représente 40% des déplacements

Les chiffres sont parfois cruels. La mobilité aujourd’hui à Clermont-Ferrand, c’est 46 % des déplacements effectués en voiture, 40 % à pied, 12 % en transports en commun et 2 % en vélo. On comprend dès lors que cette volonté exacerbée de tout faire pour décourager l’utilisation de la voiture (suppression de places de stationnement, réduction de la voirie affectée à l’automobile, extension des zones piétonnes, zones 30, zone à faibles émissions) fasse tousser plus d’un habitant de la métropole. Il est clair également que ce ne sont pas les pistes cyclables de bric et de broc pour l’essentiel qui permettront d’absorber les flux d’automobilistes que l’on tente de convertir.

Une insatisfaction aussi au plan national

Développer la marche à pied aurait sans doute été une solution trop simple et qui surtout ne donnerait pas satisfaction à un électorat marqué politiquement. Il ressort du questionnaire qui a servi à construire le baromètre des villes marchables, une large insatisfaction au plan national.

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Un manque d’information sur les trajets et les temps de trajet

La concurrence avec les autres modes de mobilité est source de conflits et de danger. Les usagers se plaignent également d’un manque courant d’information sur des trajets et les temps de trajet, sans parler des défaut d’entretien des trottoirs. Et l’on ne parle pas de l’accessibilité aux PMR. Autant de maux que connaissent bien les Clermontois. Une situation par ailleurs paradoxale. Si l’Auvergne et ses grands espaces sont des paradis pour les randonneurs, sa capitale a des allures de chemin de croix pour les marcheurs.

Le baromètre des villes marchables 2021

Le collectif « Place aux Piétons », en partenariat avec l’ADEME, a proposé aux internautes de remplir une enquête en ligne pour recueillir leur ressenti sur la marchabilité de leur commune et leur avis sur la manière d’améliorer le sort des piétons dans les espaces urbanisés.

Découvrez l’ensemble des résultats de l’enquête.

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