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Capitale européenne de la culture : Olivier Bianchi passe le relais à Cécile Coulon

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Loin des écosystèmes nébuleux ou design en vogue dans certains milieux, le graphisme retenu par l’association Clermont-Ferrand Massif Central 2028 pour présenter son modèle d’organisation fait songer à un jeu de Tangram enfermé dans une valise diplomatique. Après le feu d’artifice volcanique et sentimental du logo imaginé par Jean-Charles de Castelbajac, une série de rectangles de couleur, tentative intéressante pour exprimer « en même temps » cohésion et rationalité.

Il faut dire que l’année qui vient sera décisive : le dossier officiel de candidature au titre de capitale européenne de la culture doit en effet être déposé en 2022. Et les critères imposés par le jury européen sont plutôt du genre exigeants.

Apparemment pas de quoi inquiéter, bien au contraire, la soixantaine de participants (en mairie ou en visio) à l’assemblée générale du 8 novembre.

Et pourtant l’exercice est difficile, et la sélection finale sera rude.

Petit rappel de calendrier

Pour commencer, il faut d’abord tordre le cou à une idée reçue qui semble avoir la vie dure : bien que l’idée vienne de lui, le choix lointain de l’année 2028 ne sort pas du chapeau d’Olivier Bianchi. Il s’agit d’une décision du jury européen, qui choisit chaque année deux pays parmi les 27 de l’Union. Le tour de la France arrivera seulement en 2028, en duo avec la République Tchèque.

À ce jour, une dizaine de villes françaises ont manifesté leur envie de participer, commencé à travailler sur leur projet…mais peu se sont déjà déclarées officiellement candidates. C’est le cas de Clermont-Ferrand, dont l’annonce a eu lieu le 10 mai 2021.

En 2022, un dossier complet et définitif doit être déposé, sans doute plutôt en novembre qu’en juin comme annoncé précédemment. Il est important de noter que ce dossier porte sur le territoire concerné, les grands axes politiques, les objectifs visés, les concepts, les publics prioritaires…

L’annonce de la ville lauréate sera faite fin 2023, à la fin d’un parcours technocratique dont seule l’Europe a le secret. Cette dernière aura ensuite quatre ans pour peaufiner son programme, en lien avec le maximum d’acteurs locaux.

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4 régions impliquées (même si l’absence de réponse de Laurent Wauquiez à une demande de subvention de 100 000 euros a déjà plombé les résultats en 2021).

1 « atelier de mécènes », nom préféré par les principaux intéressés à celui de comité.

300 m2 de bureaux place de Jaude, mis à disposition gratuitement par LCL dans le cadre d’une opération de mécénat.

22 départements,

3,8 millions d’habitants,

170 adhérents….

Et désormais, une toute nouvelle présidente : l’écrivain-poète Cécile Coulon, en remplacement d’Olivier Bianchi qui conserve tout de même la maîtrise de la réflexion stratégique, entourée de trois vice-présidents. Le nouveau bureau compte donc 4 membres, deux femmes issues du monde de la culture et deux hommes des milieux économiques (entreprises Chibret et Michelin)… comme quoi la parité ne suffit pas à changer à elle seule nos pratiques sociétales !

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